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Texte d'Audrey
Brockvielle |
Les enfants non scolarisés
sont ceux qui doivent travailler, et bien souvent cela ne suffit
pas ; certains doivent mendier pour survivre. Ainsi chaque jour,
parfois dès quatre ans, des enfants coupent du bois,
cirent des chaussures, lavent du linge, réparent des
mobylettes etc. des travaux bien pénibles pour des enfants
qui ne connaissent déjà plus l’insouciance
et qui n’ont pas demandé à naître
dans la misère. Au milieu de cet océan de désespoir,
des hommes burkinabé, ont décidé de réagir
et surtout d’agir. C’est l’histoire des membres
de l’association « un enfant, une école »,
crée en 1999 afin de défendre les droits fondamentaux
des enfants. Quand ils ne travaillent pas, ils montent sur leurs
mobylettes, arpentent les rues, et vont à la rencontre
des enfants livrés à eux-mêmes ; ceux qui
en plus de vivre dans un pays pauvre n’ont plus vraiment
de famille, ni de maison.
En mai 1999, Maurice, le président de l’association,
écrit une lettre où il présente la situation
et son projet. Il veut l’envoyer à une association
qu’il connaît par des amis, « la Bergerie
du lac », située à Bons en Chablais, en
Haute-Savoie (74). … Il n’a pas tort car l’appel
est entendu. La mobilisation commence. De leur côté,
Maurice et son équipe rédigent une fiche de renseignement
pour chaque enfant qui peut être parrainé, ils
y exposent sa situation familiale et scolaire. Chaque dossier
comprend donc des informations précises et les parrains
savent exactement comment leurs dons sont repartis.. Du côté
français, on cherche des fonds, des dons, des parrains
pour les enfants. Cela a commencé par une sensibilisation
auprès des proches, des amis, puis par des petites actions
locales(foire de la saint Martin). Un parrainage de 380 euro
par an permet de payer les frais de scolarité dus à
l’éloignement des écoles, les fournitures
scolaires, des vêtements, du savon, une paillasse pour
dormir et de la nourriture pour toute la famille. Leur donner
les moyens d’aller à l’école ne suffit
pas, ils doivent manger pour bien étudier. L’association
achète tout et les familles ne reçoivent pas d’argent
; les sacs de 50 kgs de riz sont acheminés en pleine
brousse par mobylette !
Au fil des mois, la coopération entre les deux associations
s’est accentuée, deux voyages ont déjà
été réalisés au Burkina Faso, en
octobre 2000 et décembre 2001. Ce dernier a duré
un mois et demi et a été effectué par les
deux principaux acteurs de l’association française,
Monique et son mari, Joseph. Le but de ce voyage était
de fêter Noël avec une soixantaine d’enfant
pendant quatre jours. A cette occasion, les associations ont
reçu la visite officielle de l’épouse du
président de l’assemblée nationale burkinabé,
et elles ont fait l’objet d’un reportage sur la
télévision nationale. Le voyage a permis d’acheminer
des dons de matériels tels qu’une mobylette, un
ordinateur, des machines à écrire, un peu d’outillage,
des vêtements, des jouets et des fournitures scolaires.
Plus l’action prend de l’ampleur et plus les besoins
grandissent. A l’heure actuelle, 23 enfants sont parrainés,
contre 2 la première année et 5 la deuxième.
Les premiers continuent d’être parrainés
Bien plus que d’envoyer un peu d’aide dans un pays
du tiers monde, c’est la vie de tous ces enfants qui est
transformée ; Ils sauront lire, écrire, compter,
des acquis essentiels qui leur ouvriront des portes. Le projet
maintenant est de créer dans la région de Ouagadougou
une ferme école. Côté français, Il
se prépare une action de sensibilisation de plus grande
ampleur qui lui permettra de récolter de nouveaux fonds
:Le travail déjà réalisé est important
mais cela ne suffit pas car beaucoup d’enfants continuent
de vivre dans l’errance et leur avenir reste entre les
mains d’une poignée de volontaires, qui ont besoin
de soutien pour agir … Il ne faut pas oublier non plus
que
donner du poisson à un homme qui a faim est une bonne
chose, mais lui apprendre en plus comment il peut le pêcher
est bien meilleur .Ainsi les responsables de l'association comptent
sur votre participation encore cette année pour aider
tous ces enfants. |
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